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« Sacré concert ! », une sacrée expérience  2

N.B. : « Sacré Concert ! » s’intitule à présent Concert harmonisant.

 

Dans ma démarche de réconciliation avec ma flûte, j’ai monté un programme pour flûte seule intitulé « Sacré Concert ! ».
L’histoire de la naissance de ce concert est une succession de oui et de non. Tous des cadeaux !

 

Oh oui !

Au départ, pleine d’enthousiasme, je voulais faire un concert de musique de chambre dans un lieu qui m’est cher. La bonne excuse, c’était de récupérer des sous pour la réfection de l’orgue.
Altruiste, culturelle, historique, la bonne excuse imparable !

 

Eglise abbatiale, abbaye de Pontigny (89) - Yonne

 

Non.

Et puis, ma guitariste a dit non. Pour des tas de bonnes raisons aussi.

 

Ah…

 

Ça m’a pris un petit peu de temps, de voir le cadeau que renfermait ce « non ».

 

Euh… oui ? (hésitant)

Quand la solution m’est apparue, elle m’a semblé folle : faire un concert toute seule.
Je vous rappelle que je joue de la flûte. Vous voyez la tête du répertoire pour flûte seule ? Genre « Y’a qu’un cheveu sur la tête à Matthieu… ».
Qu’à cela ne tienne, j’ai sorti ma (légère) boîte de partitions et j’ai trié.
Le seul critère était : « Est-ce que j’ai envie de jouer ça ? ». Oui/non.

 

préparatifs Sacré Concert !

 

Ah, oui !

Je me suis retrouvée avec une petite dizaine de partitions. Quand même !
Je me suis dit que j’allais parler un peu entre les morceaux, raconter mon histoire (d’amour) avec ce lieu, et que ça ferait bien une heure de concert.
Puis l’idée s’est transformée, étoffée, avec l’ajout de l’harmonisation énergétique. Je vous en parlerai dans un autre article.

 

Non merci.

Ce concert, je l’ai donné une première fois, en clôture du salon Fontenay Zen, le 14 mars 2015. Et là, il s’est passé un truc bizarre.
Pendant les premiers morceaux, c’était comme si la prof de flûte qui est en moi se trouvait juste derrière mon épaule (la droite) et me disait « Oh là, attention cette note ! Attention ce trait ! Attention ce… ».
Pour se concentrer, bonjour !
Pendant le troisième morceau, elle est partie. Ce n’était ni le lieu ni le moment pour elle d’intervenir. Mon intention, en donnant ce concert, était vraiment thérapeutique. Donc, ce n’était pas sa place.
Eh bien ! Je dois qu’après ça, je me suis sentie mieux !

Ouiiiiii !
J’ai redonné plusieurs fois ce « Sacré Concert ! » depuis.
A chaque fois, c’est différent. Mon son est différent suivant les morceaux, au point qu’il m’est arrivé de ne pas le reconnaître ! Les « bidouillages » arrivent à des endroits différents, et pas dans les passages censés être techniquement difficiles comme avant. Mon interprétation m’échappe à certains moments, pour devenir plus « sauvage ».
Je me suis assez vite rendue compte que je ne donnais pas toute seule ce concert, qu’à chaque fois l’énergie du groupe « public » jouait par mon intermédiaire et qu’elle « appelait » plus spécifiquement certaines énergies pour harmoniser les endroits du corps qui en avaient besoin.
Cette prise de conscience a marqué mon entrée – mon tout premier pas – dans la musique harmonisante.
Au point où j’en suis, je mesure tout juste l’ampleur des conséquences de ce pas-là !

Pour découvrir où ce premier pas m’a conduit, c’est ici.

Flûte alors ! (histoire d’amour entre une musicienne et son instrument)  2

Aurélie Bonetti aime la flûte traversière !

Chaque musicien vit une histoire d’amour avec son instrument. Voici la mienne.

Ce matin, un internaute me faisait la remarque que j’étais la première flûtiste assumée qu’il croisait sur [un réseau social] et que ça lui donnait envie de ressortir sa flûte.
Alleluia ! (C’est mon cri de joie préféré ;-)).
L’expression « flûtiste assumée » m’a fait réagir, parce que cela ne fait pas longtemps, effectivement, que j’assume le fait de jouer de la flûte traversière.

Du coup, j’ai eu envie de vous parler de mon histoire avec mon instrument.

Nous, les musiciens, vivons tous une histoire intime avec notre instrument, faite de périodes d’attirance et de rejet, successives ou simultanées. J’inclue bien sûr les chanteurs, avec toute ma bienveillance car leur instrument fait partie intégrante d’eux-mêmes, ce qui ne leur facilite sûrement pas la tâche.

 

Comment elle m’est tombée dessus (sans me faire mal !)

J’ai commencé la flûte à l’âge de 9 ans. Il était prévu que je fasse du piano, parce que c’était plus pratique (mes cousins venaient d’arrêter). Et puis, pendant l’été, j’ai rencontré une fille qui jouait de la flûte traversière et j’ai dit à mes parents que je voulais faire de la flûte, pas du piano. Ils ont dit oui.

Des années plus tard, quand j’ai revu cette fille et que je lui ai dit que je faisais de la flûte grâce à elle, elle a bien rigolé parce qu’elle n’en avait fait qu’un an et que ça ne lui plaisait pas du tout.
Elle ne se souvenait pas d’avoir joué devant moi. Ce moment a changé ma vie. C’est drôle comme tout est relatif !

 

Je t’aime, moi non plus

Pour ma part, je pense qu’au début, j’ai dû aimer jouer de la flûte, parce que ça marchait plutôt bien. Puis, à un moment (quand il a fallu se mettre au travail), j’avais mal au ventre au moment d’aller au cours, j’étais comme un cheval qui refuse l’obstacle ; bloquée, butée, bornée.
Je me revois, les bras croisés, assise sur la table (moi qui étais habituellement une petite fille bien sage !).
« Bouder, c’est pousser un mur qui ne bougera jamais. »
Heureusement, ma mère était là pour tenir le mur. Alors, petit à petit, je me suis mise au travail et j’ai recommencé à avancer.

Je pense avoir fait un cursus d’élève flûtiste honorable.
En fait, je ne me pensais pas douée. Pas capable d’assumer une carrière d’interprète. Parce que je me connaissais tel et tel défaut technique, et que je focalisais dessus. Le détaché double, la justesse, les doigts… Bref, des défauts de flûtiste, quoi !

Donc, je me suis dirigée vers l’enseignement, preuve que j’avais quand même le niveau pour être musicienne professionnelle !
J’aimais mon métier.
Toutefois (j’adore ce mot !), je sentais un hiatus : je me demandais souvent si mes élèves n’aimaient pas davantage leur instrument que moi. Il faut dire que la flûte, je n’aimais pas trop ça. Le répertoire, on en a vite fait le tour et, comme disait ma prof, il y a des « saucissons » (entendez par là des morceaux du 19e virtuoses et creux). L’herbe paraissait bien plus verte dans le pré d’à côté.
Et puis ce son ! Il y a de l’air, non ?!
Et cette posture ! Au moins les violoncellistes, eux, ils sont assis.
Et je prenais pour argent comptant toutes les blagues (maintenant, je les trouve drôles !) que j’entendais sur mon instrument.

Bref, quand l’occasion m’a été donnée de changer de métier, j’étais prête à fermer définitivement ma boîte de flûte. Ciao la flûte ! C’était sympa, merci, bonne route !

Aurélie Bonetti aime la flûte traversière !
Ouais, je sais, elle est floue, cette photo, mais je l’aime bien !
Comment elle m’a rattrapée au vol

Et là, coup de théâtre ! Elle est revenue me chercher. Sous la forme d’une série de concerts, puis deux, puis trois. La vie m’a remis le pied à l’étrier.
Et pour voir si mon assise était bonne, d’un seul coup, plouf, finies les séries de concert !
Il y a eu un petit flottement… je me suis passionnée pour autre chose : la spiritualité est entrée dans ma vie.
Et avec elle, je vous le donne en mille : ma flûte ! (Oui, elle en veut, hein ?! On dirait moi 🙂 !)

Aujourd’hui, je prépare avec enthousiasme un concert solo, je trouve son programme riche et intéressant et je reçois des encouragements de toutes parts.
J’ai réglé mes problèmes techniques et physiques ; le trac, je ne connais plus, et je n’ai jamais été aussi à l’aise sur scène.
Et surtout, j’aime ma flûte !
C’est tout le bonheur que je vous souhaite avec votre instrument.

Découvrez ce que je fais aujourd’hui dans ce merveilleux partenariat.